Le village de Lafontaine est une communauté où la famille, la religion et la langue maternelle ont toujours occupé une place importante dans le quotidien de ses résidents. La prière en famille, les rencontres de cuisine, les traditions passées d'une génération à l'autre ont un peu changé, mais elle n'ont pas disparu. Les liens avec les ancêtres sont forts, les racines restent profondément en santé.
Quelques personnes d’un « certain âge », voulant assurer que le passé qu’elles avaient vécu ne soit pas oublié par leurs petits enfants, ont proposé l’idée de créer un « musée ». C’est à ce moment que le Club de l’âge d’or de Lafontaine forme un comité pour étudier la viabilité d’un musée géré par les francophones pour les francophones. Plusieurs mois de discussion, de recherche, d’étude de différents formats de musée, semblaient indiquer qu’un musée traditionnel, genre « grenier » pourrait difficilement s’autofinancer. Des projets de nature patrimoniaux s’avéraient plus réalisables. Lors d’une réunion publique, les paroissiens décidèrent de tenter de monter un festival; festival qui permettrait de fêter notre patrimoine et notre culture d’une façon tout à fait vivante. Ainsi est né le Festival du Loup.
Pendant chacun des festivals, le comité responsable du Musée vivant monte une exposition dans la salle paroissale de l'église Sainte-Croix à Lafontaine. Les arts, l'artisanat, les antiquités, et l'histoire font partie de l'exposition qui varie selon le thème de chaque année. Aussi, trois familles pionnières font la présentation de leur généalogie. Les représentants de ces familles préparent un montage de photos et de documents et partagent des anecdotes avec les visiteurs. Nous vous invitons à rencontrer les descendants des familles pionnières à l'honneur cette année : les
familles Courtemanche,
Marchildon, Moreau et Tessier.
Vous ne verrez pas d’édifice qui porte le mot « musée »mais dans la salle paroissiale vous trouverez l'essence de notre patrimoine.
La famille Courtemanche : Antoine Courtemenche fils de Pierre Courtemenche dit Jolicoeur est né en France en 1640. Il arriva à Montréal en 1659 à bord le Saint-André, étant contracté à travailler pour cinq ans pour les Sulpiciens comme défricheur. Quatre ans plus tard, Antoine épousa Élisabeth Haguin aussi native de France. Antoine et Élisabeth sont les ancêtres de la famille Courtemanche qui émigra en Huronie. Louis Marie Courtemanche de la 5e génération et son épouse Angélique Gatien habitaient la region de Beauharnois, Québec
avec leurs dix enfants. Après le décès de son mari, Angélique quitta Québec en 1868 avec sept de ses enfants pour s’établir a Lindsay où ils demeurèrent quelques années seulement. Pendant ce séjour, trois des enfants, Clément , Angèle et Belthilde se marièrent et Pierre est mort noyé. En1872, Angélique et ses trois autres fils Narcisse, Alphonse et Moïse émigrèrent en Huronie et prirent domicile à Midland. Philomène, sa fille aînée, mariée à Louis Émmanuel Maheu habitait déjà à Perkinsfield dans le canton de Tiny. Moïse devint veuf en 1883. L’année suivante, il épousa Euphrosime Robitaille à Lafontaine et ils demeurèrent à Midland eux aussi. Ils eurent huit enfants dont cinq ont survécu. Moïse était un contracteur et charpentier renommé. Il déménagea ensuite sa famille sur une ferme dans la 14e concession de Tiny près de la Côte de la Dalle. Alphonse et Narcisse marièrent des filles de Penetang. Ces deux frères ont ouvert et opéré des commerces dans les regions de Penetang et Midland. Moïse Courtemanche et son épouse sont décédés à Lafontaine et reposent dans le cimetière Sainte-Croix.
Louis Émmanuel Maheu est
l’ancêtre de tous les Maheu de la Huronie. |
La Famille Marchidon: Le premier Marchildon venu au Canada de Saint-Phéré, paroisse de Poitou en France se nommait René , fils de Vincent Marchildon et de Jeanne Lamarque. Le 26 avril 1736, il s’embarqua à bord le vaisseau Le Héros à destination de la Nouvelle-France. Il fut alors “faux-saunier” ( Saunier = personne qui récolte, transporte ou vend du sel. Saunier = en terme de pêche, celui qui ramasse et emploie le sel pour la préparation des harengs ) Il est devenu cultivateur à Batiscan. Le 29 février 1740, à l’âge de 36 ans, il épousa Marie Joséphite Baribeau à Ste Geneviève de Batiscan, Québec. Ils eurent 11 enfants tous nés à Ste-Geneviève de Batiscan.
Joseph , le troisième, baptisé le 5 septembre 1745 épousa Madeleine Roy dit Chatellereau
Le 23 février 1767. Ils eurent cinq enfants: Joseph, Madeleine, Louis, notre ancêtre, Marie et Marguerite. Il fut cultivateur. Il est décédé le 10 mai 1824.
Louis, baptisé le 27 avril 1778 à Batiscan, épousa Victoire Rhéau dit Alexandre à St-François-Xavier-de-Batiscan le 9 aôut 1802. De ce marriage naquirent 12 enfants:
Joseph dit Fanfan, Thomas, député du comté de Champlain au 4e et 5e parlements, Clet, Marie- Victoire, Pierre-Léandre, Marie-Zacharie, Flavie, Sévère qui épousa Émilie Tessier, Constant, François, Hector et Louis. Louis est décédé le 31 juillet 1869.
Six des descendants de Louis s’établirent à Lafontaine, paroisse Sainte-Croix.
Hector obtint une propriété dans la 15e concession de Tiny. Il se construisit une maison et un moulin à scie près du ruisseau qui traversait son terrain. Il retourna à Batiscan pour épouser son amour, Olive Despins qu’il avait laissé à Québec. Ils se marièrent le 6 juillet 1847 et revinrent habiter à Lafontaine.
Constant épousa Geneviève Tessier à Penetang le 23 février, 1846. Ils habitèrent sur une ferme à Lafontaine et ils eurent 14 enfants.
Louis épousa Annie Leduc à Penetanguishene le12 avril 1853.
.Les trois soeurs Marie-Victoire ( Mme François Labissonnière) , Marie-Flavie (Mme Abraham Maurice) et Marie-Calixte ( Mme Casimir Brunelle) se marièrent à Batiscan et elles émigrèrent en Huronie avec leurs enfants entre 1846 et 1855. |
Famille Moreau : Le premier ancêtre, Jean Moreau est né à Javresac, St-Onge en France. Il épousa Anne Jeanne Guillet Lajeunesse en 1667 à Québec. De leur union naquirent 10 enfants. Jean fut cultivateur et est décédé en 1711 à l’âge de 66 ans à Batiscan, Québec.
Joseph Moreau de la 5e génération est né à Batiscan le 16 mai 1792. Il épousa Rosalie Rouillard St-Cyr le 17 août 1818 à Batiscan. Après 1838 ils émigrèrent à Tiny avec six de leur dix enfants pour cultiver la terre à Lafontaine.
Joseph Constant Moreau né en 1819 à Batiscan épousa Marie Lafrenière le 29 février 1848 à Penetanguishene. Tous leurs huit enfants sont nés dans la région de Tiny.
Joseph est décédé à Lafontaine en 1866, à l’âge de 47 ans .
Thomas Théodore Moreau né à Batiscan en 1829 épousa Eulalie Vallée en 1852
à Penetanguishene.
Antoine Ferdinand ( Fred) Moreau est né en 1831. Il épousa Sophie Dusang le 19 février 1855 à Penetanguishene. En 1861 ils habitèrent le 15e lot de la Concession 12 du canton de Tiny. Fred fut employé à différents temps comme fermier, ouvrier et marin . Fred et Sophie eurent 13 enfants tous nés dans la région de Lafontaine. Antoine Ferdinand s’est noyé en 1914 à l’âge de 82 ans à Waubashene.
Marie Rose Délima Moreau , née en 1833 à Batiscan, épousa Jean-Baptiste Tessier le 29 février 1848 à Penetanguishene. Il est décédé le 6 novembre de la même année à l’âge de 21 ans. Le 14 janvier 1852 Marie Rose épousa Olivier Lafrenière fils d’Antoine. De leur union naquirent 8 enfants. Marie Rose est décédé à Lafontaine en 1866.
Hubert Toussaint Moreau, né en 1835 à Batiscan épousa Zoë Lafrenière dans l’Église Ste-Croix à Lafontaine le 26 septembre 1864. Ils eurent 5 enfants : Marie-Victoire, Toussaint , Jean-Baptiste, Hector Thomas et Marie Rose de Lima.
Guillaume Wilbord ( William ) Moeau né en 1838 à Batiscan épousa Appolina ( Pauline ) Moreau à Penetanguishene en 1858. Ils habitèrent le lot 18, de la 16e concession. Constant fut leur fils unique. |
La famille Tessier : L’ancêtre MathurinTessier dit Maringouin est né à Ste-Ausone, d’Angoulène Angournois, France vers l’année 1630. Après avoir signé un contrat de trois ans avec François Perron, Mathurin quitta La Rochelle France en avril 1657 abord le bateau Le Taurau en direction de la Nouvelle-France.Le voyage prit deux mois.
En 1670, Mathurin épousa Élisabeth Letourneau à Montréal et le nouveau couple établit domicile près de la ville de Québec dans le comté de Champlain. Les cinq premières générations de la famille Tessier gagnèrent leur vie à cultiver la terre dans les régions de Ste-Anne de la Pérade et de Batiscan. Alexis Tessier né à Batiscan en 1793 et son épouse Euphrosime Papillo Perigny laissèrent leur belle province avec huit de leurs onze enfants pour émigrer en Huronie. Ils furent compté parmi la première vague d’émigrants à Sainte-Croix dans le canton de Tiny en 1835. Alexis fit application pour un morceau de terrain dans la 16e concession et obtint 200 acres du lot #18 à défricher et cultiver. C’est sur cette terre que la première famille Tessier a habitée.
Leurs enfants se marièrent entre les autres habitants de la communauté ainsi que des descendants de l’île Drummond et s’établirent tous autour de Lafontaine et Penetanguishene. Certains de leurs petits enfants choisirent l’aventure vers les États-Unis et d’autre firent partie de l’exode vers l’Ouest Canadien. On retrouve plusieurs de leurs descendants dans la région de Saint-Léon , Manitoba. |
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